Le Djembé, parti de l’Afrique de l’Ouest a conquis le monde entier, tout le monde le connaît grâce aux grands djembefola (joueurs) issus des ballets nationaux (Mamady Keïta, le plus connu d'entre eux, mais aussi Amadou Kiénou, Famoudou Konaté, François Dembélé, Adama Dramé) qui jouent régulièrement et ont fondé des centres d'apprentissage, en Europe, aux États-Unis et au Japon. Ce tambour africain est devenu un instrument culte pour tous les musiciens de la world music. Il est bien sûr de rigueur pour accompagner les danses africaines. Ici, il va être utilisé pour apprendre l’indispensable solfège rythmique, très simplifié pour les débutants, afin de pouvoir jouer et échanger sur un langage commun. Le stage développe progressivement une agilité rythmique suffisante, la coordination des mains, leur indépendance, pour que, en une semaine au club, cet été à Doucy, il soit possible de jouer ensemble des morceaux traditionnels de l'Afrique de l'Ouest. La rythmique connue par les joueurs, il leur sera possible de faire chanter le djembé par des frappes appropriées. On frappe la basse avec toute la main placée au centre de la peau. On obtient un claqué et une tonique en plaçant la moitié supérieure de la main seulement sur la peau, avec la naissance des doigts au bord de l'instrument. Il suffit d'ouvrir les doigts et de frapper la peau pour obtenir un claqué, ou de les fermer pour obtenir une tonique. Bref, c'est simple, non ? Le didjeridoo est plus surprenant et plus émouvant encore pour un occidental. Le didgeridoo est cet instrument à vent joué par les Aborigènes du Nord de l'Australie et dont certains prétendent qu'il pourrait remonter à l'âge de pierre (20 000 ans). En effet, une peinture rupestre analysée au carbone 14 représente un joueur de didgeridoo. C'est une trompe en bois, lointaine cousine du cor des Alpes ou du tongqin tibétain. Pour jouer du didgeridoo, le musicien fait vibrer ses lèvres comme pour une trompette, avec cependant une tension moins forte des muscles labiaux. Une des particularités du didgeridoo, réside dans le fait que la plupart des joueurs utilisent la technique dite du souffle continu ou respiration circulaire. Celle-ci permet de maintenir un souffle d'air constant permettant de jouer sans s'arrêter, même lors de l'inspiration. Une étude suisse de 2005 démontre que le Didgeridoo est un traitement alternatif du syndrome d’apnée du sommeil. Le stage alternera l’apprentissage de cet instrument avec celui du djembé : alternance salutaire pour les doigts et pour le souffle. Il est nécessaire d'amener votre djembé.
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